vendredi 9 janvier 2009

Jordanie

Ca n'a l'air de rien sur une carte, mais pour aller de Nuweiba à Aqaba il faut compter la journée. La traversée en elle-même dure à peine 2 heures, ce qui prend du temps c'est les attentes. Pour le billet, le passeport, l'embarquement, et surtout le débarquement. A l'arrivée les passagers sont excédés et la sortie du bateau mouvementée. Une fois les bagages extraits des conteneurs où ils ont été empilés pêle-mêle, je partage un taxi pour Wadi Moussa avec d'autres voyageurs, 2 Irlandais et un Suédois.

Le réceptionniste de l'hôtel regarde attentivement la photo de mon passeport: «You look like an Israeli on this picture». Il ajoute avec un sourire en coin: «that's ok, we are in peace with Israel». Quels farceurs ces Jordaniens...

La journée suivante est consacrée à la visite de Petra, dont tout juste quelques photos ont pu être sauvées de mon ipod glouton.


A la gare routière où j'attend le minibus pour Amman, je rencontre Abedalkareem. Celui-ci me révèle les subtilités des transports en commun locaux, et s'assure que je paie le prix normal et non le tarif touriste.



A Amman, Samir qui fait déjà le guide pour Helena visiteuse Hollandaise, nous accueille également Karel (touriste aussi néerlandais rencontré à l'hôtel) et moi-même pour une visite by night.



La capitale est une ville agréable, mais peu propice au tourisme de masse. Pour retrouver la chaleureuse cohue des groupes de touristes occidentaux en bus, il me faut aller jusqu'à Jerash.




Et dans une moindre mesure à la mer Morte. Je fais le trajet en compagnie de Julian l'Australien, Rob l'Anglais et Schu Chen la Taïwanaise.




Après la Mer Rouge, il s'agit de ma seconde infidélité à la Méditerranée. L'idée vous l'aurez compris est d'éviter dans un premier temps Israël, où le passeport n'est jamais à l'abri d'un coup de tampon, pour n'y entrer qu'après la traversée de la Syrie et du Liban.



jeudi 13 novembre 2008

Egypte

L'accueil à la frontière égyptienne est des plus chaleureux, tous les fonctionnaires de police y vont de leur grand sourire, "welcome to Egypt!". Bien sur il fait meilleur y être touriste occidental que simple voyageur libyen ou égyptien, et ça réduit aussi considérablement l'attente.

Dans le taxi collectif - un break Peugeot 504 dans le style algérien mais plus compétitif, transportant non pas 7 mais 9 passagers - je sympathise avec un Libyo-Egyptien dont l'anglais approximatif nous permet vaguement de communiquer. Pour passer le temps durant le trajet jusqu'à Marsa Matruh il me montre sur son portable quelques photos, entre autres des fusils mitrailleurs et ses héros préférés, Kadhafi, Saddam Hussein et Ben Laden.

A l'hôtel je découvre le fameux combi égyptien wc-douche des hôtels populaires, qui permet de faire simultanément ses ablutions et ses besoins :)



Matruh est une paisible station balnéaire, désertée à cette période de l'année. Le lendemain je prend le bus pour Alexandrie.



Après les quelques sites archéologiques obligés, au cœur de la cité surpeuplée et surpolluée (une bonne entrée en matière avant Le Caire), je ne résiste pas à une ballade sur le front de mer et il ne me faut pas longtemps avant de fredonner machinalement du Claude François.






La fameuse nouvelle bibliothèque.





Suite à un bug d'ipod indépendant de ma volonté, le reste des photos d'Égypte a mystérieusement disparu. Je passe donc rapidement sur le reste du séjour: après la visite du Caire, dont Hossam et Nourallah m'ont fait découvrir la vie nocturne, et des pyramides bien entendu, j'ai rejoint Dahab au Sud-Est du Sinaï. Un plongeon dans la Mer Rouge et une ascension de nuit du Mont Moïse plus tard, direction Nuweiba où j'embarquai pour Aqaba, en Jordanie.

Ptolemais, Appolonia, Cyrena

Toujours et encore plus de vieilles pierres les 2 jours suivants. Ptolemais tout d'abord et ses fameuses citernes.



Le soleil quant a lui reste tres present. Je me surprend a rever a des rafraichissements interdits... La tentation est trop forte, j'ai recours a de fades ersatzs.



Le paysage se transforme a proximite de la frontiere avec l'Egypte. Il nous faut traverser le djebel Akhdar (ou montagne verte) pour atteindre Appolonia.





Dernier mais pas pire, Cyrena, et la necropole a flan de montagne.




C'est bientot l'heure des adieux. Le lendemain matin Muhamad me conduira a la frontiere egyptienne et chacun s'en ira de son cote. Pour me consoler de n'avoir pas pu visiter la bibliotheque, il m'offre un traite relatif au petit livre vert.