Le réceptionniste de l'hôtel regarde attentivement la photo de mon passeport: «You look like an Israeli on this picture». Il ajoute avec un sourire en coin: «that's ok, we are in peace with Israel». Quels farceurs ces Jordaniens...
La journée suivante est consacrée à la visite de Petra, dont tout juste quelques photos ont pu être sauvées de mon ipod glouton.
A la gare routière où j'attend le minibus pour Amman, je rencontre Abedalkareem. Celui-ci me révèle les subtilités des transports en commun locaux, et s'assure que je paie le prix normal et non le tarif touriste.
A Amman, Samir qui fait déjà le guide pour Helena visiteuse Hollandaise, nous accueille également Karel (touriste aussi néerlandais rencontré à l'hôtel) et moi-même pour une visite by night.
La capitale est une ville agréable, mais peu propice au tourisme de masse. Pour retrouver la chaleureuse cohue des groupes de touristes occidentaux en bus, il me faut aller jusqu'à Jerash.
Et dans une moindre mesure à la mer Morte. Je fais le trajet en compagnie de Julian l'Australien, Rob l'Anglais et Schu Chen la Taïwanaise.
Après la Mer Rouge, il s'agit de ma seconde infidélité à la Méditerranée. L'idée vous l'aurez compris est d'éviter dans un premier temps Israël, où le passeport n'est jamais à l'abri d'un coup de tampon, pour n'y entrer qu'après la traversée de la Syrie et du Liban.