jeudi 13 novembre 2008

Egypte

L'accueil à la frontière égyptienne est des plus chaleureux, tous les fonctionnaires de police y vont de leur grand sourire, "welcome to Egypt!". Bien sur il fait meilleur y être touriste occidental que simple voyageur libyen ou égyptien, et ça réduit aussi considérablement l'attente.

Dans le taxi collectif - un break Peugeot 504 dans le style algérien mais plus compétitif, transportant non pas 7 mais 9 passagers - je sympathise avec un Libyo-Egyptien dont l'anglais approximatif nous permet vaguement de communiquer. Pour passer le temps durant le trajet jusqu'à Marsa Matruh il me montre sur son portable quelques photos, entre autres des fusils mitrailleurs et ses héros préférés, Kadhafi, Saddam Hussein et Ben Laden.

A l'hôtel je découvre le fameux combi égyptien wc-douche des hôtels populaires, qui permet de faire simultanément ses ablutions et ses besoins :)



Matruh est une paisible station balnéaire, désertée à cette période de l'année. Le lendemain je prend le bus pour Alexandrie.



Après les quelques sites archéologiques obligés, au cœur de la cité surpeuplée et surpolluée (une bonne entrée en matière avant Le Caire), je ne résiste pas à une ballade sur le front de mer et il ne me faut pas longtemps avant de fredonner machinalement du Claude François.






La fameuse nouvelle bibliothèque.





Suite à un bug d'ipod indépendant de ma volonté, le reste des photos d'Égypte a mystérieusement disparu. Je passe donc rapidement sur le reste du séjour: après la visite du Caire, dont Hossam et Nourallah m'ont fait découvrir la vie nocturne, et des pyramides bien entendu, j'ai rejoint Dahab au Sud-Est du Sinaï. Un plongeon dans la Mer Rouge et une ascension de nuit du Mont Moïse plus tard, direction Nuweiba où j'embarquai pour Aqaba, en Jordanie.

Ptolemais, Appolonia, Cyrena

Toujours et encore plus de vieilles pierres les 2 jours suivants. Ptolemais tout d'abord et ses fameuses citernes.



Le soleil quant a lui reste tres present. Je me surprend a rever a des rafraichissements interdits... La tentation est trop forte, j'ai recours a de fades ersatzs.



Le paysage se transforme a proximite de la frontiere avec l'Egypte. Il nous faut traverser le djebel Akhdar (ou montagne verte) pour atteindre Appolonia.





Dernier mais pas pire, Cyrena, et la necropole a flan de montagne.




C'est bientot l'heure des adieux. Le lendemain matin Muhamad me conduira a la frontiere egyptienne et chacun s'en ira de son cote. Pour me consoler de n'avoir pas pu visiter la bibliotheque, il m'offre un traite relatif au petit livre vert.

Benghazi

Le jour suivant c'est 100% route avec le tres long trajet jusqu'a Benghazi. Les 4 cassettes de musique orientale de Muhamad tournent en boucle.

Muhamad est touareg. Son truc c'est le desert, et il me le dit franchement, les vieilles pierres ca ne l'interesse mais alors pas du tout. Pendant que je visite les sites, une fois acquitte de sa priere il s'installe derriere le volant a une place ombragee pour la sieste. C'est un grand amateur de poulet grille, et d'ailleurs il ne mange que ca, midi et soir. Ce n'est pourtant pas comme s'il n'y avait pas le choix, pour ma part j'alterne poulet/mouton.






Pas grand chose a dire sur Benghazi, on y fait juste une courte halte pour la nuit. Inutile de s'y attarder, la seconde ville de Libye ne semble pas avoir d'interet particulier.

Un curieux batiment en forme de tippee, dont je me rappelle avoir vu la copie exacte a Sirte, attire cependant mon attention. C'est une bibliotheque pour les oeuvres du guide, m'explique Muhamad. Il n'est pas tres chaud pour que j'aille visiter, les touristes n'y sont pas les bienvenus apparemment.


mardi 11 novembre 2008

Leptis Magna, Sirte

On enchaine le lendemain avec sous un soleil de plomb la visite de Leptis Magna, le top du top de la cite romaine antique. Un site gigantesque avec entre autres son arc de Septime Severe, son impressionant forum et ses gravures en tous genres.




Puis on continue a tracer la route vers l'Est. Muhamad n'est pas tres bavard mais se deride peu a peu, c'est tant mieux car on passe de longues heures dans la voiture. Une fois lasses de compter les chameaux, il entreprend de m'apprendre a compter en arabe. Ca me sera precieux par la suite pour marchander comme un pro!


L'etape du soir est Sirte, pas grand chose a y voir mais l'hotel est pres de la mer, c'est l'occasion de piquer une tete.


vendredi 7 novembre 2008

Tripoli, Sabratha

De bon matin depuis Ben Gardane j'emprunte un taxi collectif jusqu'a la frontiere. Les Tunisiens y affluent en masse pour profiter des bas prix libyens, notamment sur l'essence. Pas de probleme pour sortir de Tunisie, en revanche au poste libyen on semble se demander ce que je fais la tout seul. Difficile de m'expliquer, le policier me fait comprendre que son francais se limite a "Zidane" et "Lizarazu", et en anglais c'est peine perdue aussi (ne parlons pas de l'arabe en ce qui me concerne). A l'arrivee de mon guide attitre Mohamad, et des papiers officiels, tout s'arrange.

Sans perdre de temps, direction la premiere cite antique, Sabratha. Le sejour libyen sera fortement archeologique.



Puis on continue entre mer et desert vers Tripoli. Mohamad me fait visiter la vieille ville apres quoi je continue seul dans les quartiers modernes. Le vert est a la mode, ainsi que les portraits du guide.