lundi 27 octobre 2008

Tunis

Annaba est ma derniere etape algerienne avant de passer en Tunisie. J'y decouvre avec horreur que l'Aid ne dure pas qu'un mais 2 jours! Un jour de plus ou tout est ferme. Ce sera sandwich merguez au dejeuner et sandwich merguez au diner.



Heureusement a Tunis Moslem et ses amis me reservent un sejour post-Ramadan gastronomique et regenerateur. On ne quitte l'appartement de Whalid (et son refrigerateur bien garni de Celta) que pour aller au restau, ou pour une ballade digestive, autour du lac de Tunis ou au port de Carthage.
3 jours de bombance et de felicite dont l'apotheose sera le delicieux couscous poisson prepare par Imen.



Helas je dois me resoudre a repartir, le visa libyen est complique et il n'attend pas. Un bus de nuit m'emmene au Sud pres de la frontiere.

samedi 18 octobre 2008

Constantine

La traversee des montagnes kabyles se fait dans le brouillard puis sous la pluie, et sur fond de debat houleux dans le taxi entre Algeriens convaincus et Berberes independantistes, moitie en arabe et moitie en francais ce qui me permet de suivre un peu, mais sans trop la ramener quand meme. A Bejaia le temps est tout pourri, inutile donc de s'attarder plus d'une nuit. Au soir on apprend que l'Aid n'est que pour le surlendemain, j'ai le temps de rejoindre Constantine via Setif.



Au sommet du rocher, il fait pas chaud...



Ca y est c'est l'Aid, tout le monde se retrouve en famille, les rues sont desertees aux heures des repas. Fini le jeune, mais tout est ferme, le probleme a present pour moi est de trouver a manger.

Alger, Tipaza

D'un coup de train rapide, me voila rendu a la capitale. Le temps est compte donc ce sera du condense, une journee d'excursion a la cite romaine de Tipaza, et une journee pour decouvrir Alger la blanche (et bleue).



J'ai le plaisir de rencontrer Nadjib. En sa compagnie je visite le centre-ville de nuit, et le quartier de Kouba ou l'on assiste a un concert special Ramadan de diverses musiques algeriennes.



Le jour de mon depart pour la Kabylie, c'est la panique en ville, l'Aid est peut-etre pour le lendemain (on ne sera sur que le soir meme en observant la lune). Chacun veut retrouver sa famille pour la fete, tous les taxis et bus sont pris d'assaut. Finalement en payant le prix fort je parviens a trouver une place dans un taxi clandestin pour Bejaia.


Oran

Khaled me conduit donc genereusement jusqu'a Oran. On s'arrete tout d'abord a Santa Cruz pour apprecier la vue panoramique et echapper a la circulation tres dense.



Plus tard on rejoint Abdelkarim le cousin de Mohamed, qui nous emmene visiter le souk. Je suis accueilli en pension complete au domicile familial. C'est la saison des gateaux pour l'Aid, les repas du soirs sont consequents et delicieux: chorba, boureks, couscous, ...

Abdelkarim et sa bande se chargent aussi de me faire visiter la ville.



Le lendemain malheureusement il pleut, l'expedition a la plage pour une partie de peche est annulee car les routes du littoral sont inondees.

lundi 13 octobre 2008

Tlemcen



A Tlemcen je suis egalement recu comme un roi. Ouassini a fait jouer ses reseaux, les amis Mohamed et Khaled se chargent de me faire decouvrir le coin: marabout de Sidi Boumediene, panorama depuis les hauteurs de Lalla Setti, vestiges de la Mansourah, et cerise sur le gateau, un petit tour en vaisseau du desert...



Le soir Mohamed m'invite a manger avec sa famille. Je repars non seulement bien repu mais avec une pleine boite de patisseries de l'Aid sous le bras. Abdelaziz, l'oncle de Mohamed previent les cousins d'Oran de mon arrivee, et Khaled se propose pour m'y conduire.

Ghazaouet, Maghnia

Monte cette fois sur le bon bateau, j'arrive enfin a Ghazaouet. Les retards s'accumulent et il va falloir traverser Algerie et Tunisie fissa! Il s'agit d'arriver en temps et en heure a la frontiere libyenne ou m'attendra mon guide officiel.



De Ghazaouet je monte dans un taxi place break Peugeot 505 jaune direction Maghnia ou je rencontre Ouassini, correspondant local d'un journal sportif d'Oran. Premiere experience de l'hospitalite algerienne, il m'invite a rester pour la nuit. La condition est de faire Ramadan! Je jeune jusqu'au soir et nous prenons le ftour chez sa soeur.

vendredi 3 octobre 2008

Melilla - La loose

Au depart d'Almeria aucune embrouille, controle de visa ok, pas d'objet suspect dans mes bagages, carte d'embarquement reglementaire. Les amares sont larguees, cap sur l'Algerie. Quelle n'est donc pas ma surprise au petit matin quand depuis la passerelle de debarquement je lis sur le terminal "Porto de Melilla"...



Et oui ca devait arriver tot ou tard au cours de ce voyage, la premiere boulette. L'Algerie n'est qu'a quelques kilometres de la mais je suis bel et bien a Melilla, enclave espagnole au Maroc.

Le prochain bateau pour Ghazaouet n'appareille que 3 jours plus tard, j'ai donc le temps de visiter Melilla et de profiter des bons fruits de mer. J'en profite pour faire un saut a la frontiere terrestre, histoire de voir si des fois il n'y a pas moyen de passer.



Arrive a Saidia au bord de la mer, je peux apercevoir les drapeaux algeriens a Marsa Ben Mehdi, de l'autre cote de la riviere du "Kiss" marquant la frontiere. On m'y confirme que non, il n'y a pas moyen de passer. Plus tard j'apprendrai qu'en s'adressant aux bonnes personnes il y a moyen de s'arranger, bakchich a l'appui. Mais sans coup de tampon sur le passeport, ce qui garantit des problemes si l'on compte ressortir par la Tunisie.